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Masque kpelie

Masque utilisé pour les cérémonies du poro, le kpelie représente l’être tout entier. Les excroissances autour du visage symbolisent les bras, les jambes, la coiffure… la tête étant l’élément de rattachement de l’ensemble.


Masque funéraire égyptien

Que l’utilisation du masque soit au départ rituelle ne laisse guère de doute depuis les temps les plus reculés. Il serait long et fastidieux de décrire l’amplitude du phénomène. En revanche, il serait intéressant d’insister sur le masque funéraire dans lequel le mort était supposé se réintégrer. Entre masque royaux mycéniens en or et portraits funéraires du Fayoum existent plusieurs autres modalités dans des témoignages artistiques provenant du monde méditerranéen.


Masque de cérémonie Iroquois

Dans la pensée dualiste des Iroquois, les danses masquées relèvent toutes du deuxième Jumeau Créateur, le Mauvais Frère, qui règne sur les Ténèbres. Il y a deux confréries de masques chez les Iroquois, qui appartiennent à la grande union des sociétés secrètes. Leur fonction est essentiellement médicale ; elles préviennent et guérissent aussi bien les maladies physiques que les maladies psychiques. Dans les rites pratiqués, les hommes masqués représente la création manquée, comme les nains, les monstres, etc. Au printemps et à l’automne, ils chassent les maladies des villages ; c’est-à-dire aux charnières des deux moitiés de la course solaire. Ces danses masquées proviendraient originairement de rites de chasse. Elles seraient devenues danses de guérison, du fait de la croyance que les animaux enverraient les maladies pour se venger des chasseurs. C’est à rapprocher du fait que, chez les Pueblos, les dieux-animaux sont les chefs des Sociétés de Médecine. Les danses masquées des Indiens Pueblos célèbrent le culte des Coco Katchina, qui sont à la fois des ancêtres et les morts. Ces Dieux-Animaux ne sont fêtés qu’en hiver, avec des rites particulièrement importants au solstice, ce qui relève bien du même symbolisme que les cérémonies iroquoises. Ils sont non seulement les maîtres des simples et des rites de guérison, mais aussi de la sorcellerie et de la magie noire.

En Afrique, l’institution des masques est associée à des rites agraires, funéraires, initiatiques. Dès la plus haute Antiquité, elle apparaît à cette phase de l’évolution où les peuples deviennent agriculteurs et sédentaires. 


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